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Coordination mechanism: Sector
Nutrition Sector Coordinator: UNICEF
Co-facilitator : Coopi
IMO: UNICEF Nutrition Specialist (M&E) (double-hatting)
Coordination arrangement:
National level: MoPH lead, UNICEF co-lead and Cooperazione Internazionale as co-facilitator
Sub-national level: no cluster approach activated, sector coordination (health and nutrition integrated)
January to December 2024
CLUSTER [SECTEUR NUTRITION]
Les chiffres si dessous seront présentés sous forme d’infographie (réalisation IM OCHA)
Chiffres clefs du cluster (en bleu)
Aperçu
Le Niger est confronté depuis plusieurs années à des prévalences élevées des indicateurs de nutrition, plus précisément pour la malnutrition aigüe et chronique. En 2022, la prévalence de la malnutrition aiguë globale (MAG) chez les enfants de moins de cinq ans est estimée à 12,2 %, soit une légère diminution par rapport à 2021 (12,5 %). Cependant, cette prévalence reste supérieure au seuil d'alerte de 10 % fixé par l'OMS. La prévalence de la malnutrition aiguë sévère (MAS) est estimée à 2,4 %, soit une légère augmentation par rapport à 2021 (2,3 %) et toujours au-dessus du seuil d’urgence de 2% de l’OMS.
Toutes les régions hormis Niamey enregistrent des prévalences de MAG supérieures au seuil élevé de l’OMS qui est de 10%. Les régions d’Agadez (13,7%), Maradi (13,6%), Tahoua (13,4%), Zinder (11,6%), Diffa (11,5%), Dosso (11,4%) et Tillabéry (10,4%).
La malnutrition aiguë est souvent causée de façon immédiate par les maladies communes de l’enfant (diarrhée, infection respiratoire aiguë et paludisme) et un apport alimentaire inadéquat. Cependant, des causes sous-jacentes sont aussi présentent telles que l’accès insuffisant aux aliments, un accès limité aux services de santé et à l'eau potable ainsi que des conditions de soins à l’enfant d'hygiène et d’assainissement défavorables. Au Niger, seulement 21,8% des enfants de moins de 6 mois sont exclusivement allaités et 8,7% des enfants de 6 à 23 mois qui consomment une alimentation suffisamment variée pour leur croissance (SMART 2022). De plus, les femmes enceintes et allaitantes ont besoin d’une alimentation répondant à leurs besoins physiologiques accrus en plus de soins de santé adéquats pour garantir leur bien-être et celui de leurs enfants. La vulnérabilité et le risque de mortalité des enfants sont accrus par les épidémies telles que la rougeole et la diphtérie qui sont associées de près à la malnutrition aiguë. Par exemple, les zones les plus affectées par l’épidémie de diphtérie au trimestre 3 de 2023 (Zinder et Agadez) présentent aussi des admissions plus élevées d’enfants malnutris aigus modérés ou sévères comparativement à 2022.
La situation sociopolitique depuis le 26 juillet 2023 ne connait pas d’évolution significative avec le maintien des mesures de suspension des relations commerciales et financières et de fermeture des frontières imposées par la CEDEAO et de l’UEMOA. De plus, les modalités financières variées demandées par les bailleurs conduisent une réduction des disponibilités financières du gouvernement et des organisations humanitaires pour la mise en œuvre des plans de réponse. Les blocages persistants liés à l’importation des intrants nutritionnels pourraient contribuer à aggraver la situation déjà préoccupante des groupes vulnérables dès le premier trimestre 2024.
Populations affectées
Les enfants de moins de 5 ans sont particulièrement vulnérables à la malnutrition aiguë, car ils sont en pleine croissance. Les femmes enceintes et celles qui allaitantes ont des besoins nutritionnels accrus pour leur propre santé et celle de leurs nourrissons pour prévenir les complications liées à la malnutrition pendant la grossesse et l'allaitement. L’objectif est de prévenir une détérioration de l’état nutritionnel des enfants et des femmes enceintes et allaitantes dans les zones de sévérités de la malnutrition les plus préoccupantes.
Les populations vivant dans des zones touchées par des conflits, l'insécurité alimentaire et d'autres crises sont souvent les plus touchées par la malnutrition notamment les femmes et les jeunes filles qui sont exposées à des risques accrus de violence sexuelle et de genre. Les personnes déplacées internes en raison de conflits ou d'autres crises sont particulièrement vulnérables à la malnutrition. Elles peuvent avoir perdu leurs moyens de subsistance et leur accès aux services sociaux de base. Les populations réfugiées, en fuite de leur pays d'origine en raison de conflits ou de persécutions, ont souvent des besoins nutritionnels spécifiques. Ils peuvent faire face à des défis supplémentaires en raison de la perte de leurs moyens de subsistance et de l'accès limité aux services. Les personnes vivant avec un handicap peuvent être plus vulnérables à la malnutrition en raison de besoins spécifiques et de l'accès limité aux services de nutrition.
Analyse des besoins sectoriels
Les groupes de population les plus vulnérables sont :
1 915 177 enfants de 6-59 mois souffrant de malnutrition aigüe (436,348 enfants sévères et 1 478 829 enfants modérés). Leurs besoins prioritaires sont liés à la prévention et au traitement de la malnutrition. Les enfants non accompagnés et séparés sont vulnérables à la malnutrition et à d'autres dangers. Des mécanismes de protection doivent être mis en place pour prendre en charge ces enfants.
147 581 Femmes allaitantes ou enceintes (femmes souffrantes de MAM). Elles ont besoin d'une nutrition adéquate pour assurer leur propre santé et celle de leurs nourrissons. Celles qui sont dans des zones de conflits ou d'insécurité sont exposées à des risques accrus de violence sexuelle et de genre. Des mesures de protection doivent être mises en place pour prévenir et assurer l'accès à des services de nutrition appropriés.
71 997 Mères/accompagnantes des enfants hospitalisés souffrant de MAS avec complications.
214 168 enfants 6 à 23 mois issus de ménages pauvres et très pauvres pour la supplémentation préventive saisonnière.
Parmi ces personnes, les groupes vulnérables suivants sont inclus :
36 063 personnes déplacées internes ont des besoins accrus en nutrition en raison des conditions de vie précaires. Les personnes déplacées internes peuvent être exposées à des risques de vol, de violence et d'exploitation. Il faudrait garantir la sécurité et la dignité de ces groupes, ainsi que l'accès aux services.
25 486 réfugiés ont des besoins similaires à ceux des personnes déplacées, mais avec des défis supplémentaires liés à leur statut de réfugié.
93 957 personnes vivant avec un handicap ont des besoins spécifiques en matière de nutrition et d'accessibilité aux services. Ils peuvent être à risque de discrimination et d'exclusion. Les programmes de nutrition doivent répondre à leurs besoins spécifiques.
Les besoins prioritaires du secteur de la nutrition sont avant tout de prévenir la malnutrition de ces populations vulnérables et les carences en micronutriments en réduisant leur impact sur les communautés.
Cela implique également la prise en charge des cas de malnutrition aiguë sévère et modérée chez les enfants de moins de cinq ans, ainsi que des cas de malnutrition aiguë modérée chez les femmes enceintes et allaitantes. De plus, il est nécessaire d'améliorer la qualité des services de prise en charge, de gérer efficacement les intrants nutritionnels, de mener un dépistage actif de la malnutrition aiguë et de référer les cas identifiés vers les unités nutritionnelles pour une prise en charge appropriée à travers une coordination efficace à tous les niveaux et un système d’information sanitaire robuste de qualité permettant la prise de décision.
Pour répondre à ces besoins, une approche centrée sur la communauté et la prise en compte des opinions des populations touchées sont essentielles. Cela inclut des évaluations sur le terrain, des mécanismes de feedback communautaire, des consultations directes, la participation communautaire, l'adaptation des programmes en fonction des besoins réels, et la prise en compte des perspectives des groupes vulnérables.
Projection des besoins
Les besoins projetés dans le secteur de la nutrition dépendront de facteurs tels que la stabilité des prix des denrées alimentaires, les conditions climatiques, les conflits, et d'autres facteurs socio-économiques comme la levée des sanctions et la réouverture des frontières. Les projections sont également soumises à des incertitudes en raison de la dynamique changeante de la situation humanitaire. Une surveillance continue et des enquêtes régulières seront essentielles pour affiner ces projections et adapter la réponse humanitaire en conséquence.
L’analyse des tendances passées indiquent que la prévalence de la malnutrition aiguë globale (MAG) chez les enfants de moins de cinq ans sera stable ou en légère augmentation pour la prochaine année.
Outre l'augmentation de la prévalence de la MAG, il est également possible de projeter une augmentation des besoins en nutrition liés aux carences en micronutriments, qui sont déjà un problème majeur de santé publique au Niger et la prévalence de la malnutrition chronique, qui peut entraîner des conséquences à long terme sur la santé et le développement des enfants.
Méthodologie de calcul du PIN
L’outil utilisé pour le calcul du PIN Nutrition est le Nutrition Humanitarian Need Analysis Calculator.
Les données utilisées sont :
Population 2024 par tranche d’âge et les prévalences de Malnutrition Aigüe Globale (MAG), Malnutrition Aigüe Sévère (MAS), cMAG (MAG combinée), cMAS (MAS combinée), anémie, malnutrition chronique, allaitement exclusif, diversité alimentaire, fréquence de consommation alimentaire, taux de mortalité et taux brut de mortalité ; chez les enfants et les Femmes Enceintes/Femmes Allaitantes.
Le scénario utilisé pour le Niger est le scénario 2 : l’IPC Malnutrition aiguë ne peut être mené et où la prévalence de la MAG pour les enfants de moins de 5 ans est ≥5%.
Les couvertures des programmes de PCIMA et les facteurs de correction d’incidence pour MAS et MAM.
Le calculateur génère automatiquement les PIN par programme. Ensuite selon le contexte, on choisit les PIN liés aux interventions que couvre le pays et les cibles selon les ressources mobilisables.
Suivi des besoins
Le suivi des besoins dans les zones affectées tout au long de l’année 2024 se fera périodiquement à travers les rapports d’activités, le système de surveillance sanitaire, les mécanismes de gestion des feedbacks communautaires et le système d’alerte précoce (SAP), les évaluations nutritionnelles et les enquêtes périodiques des partenaires. Une enquête nationale nutritionnelle SMART planifiée en 2024 permettra aussi de réaliser le suivi des besoins. Les analyses mensuelles des données de routine de prise en charge de la malnutrition aigüe seront réalisées pour suivre la réponse et orienter les besoins.
Indicateurs de suivi des besoins (nombre à déterminer par chaque cluster : 1 minimum – 3 maximum)
# | TITRE | PERIODICITE | SECTEUR | SOURCE / RESPONSABLE |
1 | Nombre de cas d’enfants de 6-59 mois souffrant de MAS pris en charge | Mensuel | Nutrition | SNIS (DHIS 2) /MSP/P/AS |
2 | Nombre des cas d’enfants de 6-59 mois souffrant de MAM pris en charge | Mensuel | Nutrition | SNIS (DHIS 2) /MSP/P/AS |
3 | Nombres d’enfants âgés de ²6-23 mois recevant la supplémentation alimentaire | Mensuel | Nutrition | RAPPORT D’ACTIVITE DU PAM |
Despite significant efforts to finalize the 2024 Humanitarian Needs and Response Plan (HNRP 2024), it has not been released because it is not endorsed by the Government, thus limiting its use for resource mobilization and its implementation.
Extreme tension was observed on the supply chain following political instability and regional socio-economic sanctions taken against the country. The sanctions had resulted in lack of timely funding and limitations in transport routes from transit ports in the region to the country. Regular monitoring of the situation showed the proportion centers experiencing supply shortage peaking at 66% in April. This is despite the transitional measures put in place aimed at mitigating the effects of the extreme tension on the supply chain, and the advocacy nearby the Humanitarian Country Team.
Nutritional surveillance suffered from a lack of up-to-date data from population surveys, while program data cannot be used for, due to the supply-related variations in nutrition center capacity. In the absence of SMART survey, the exhaustive MUAC-based screening piggy-backed on the national micronutrient campaign helped update the situation in some districts and inform the IPC AMN exercise.
Despite the scope of coordination, there is neither a dedicated sector/cluster coordinator nor a dedicated IMO, with the double hatting personnel struggling to keep neutrality. Furthermore, the technical working groups that are established under the sector coordination platform are not responsive enough to humanitarian related questions, the developmental matters remaining on top of the nutrition agenda of those groups. Although the regional nutrition focal points underwent capacity strengthening sessions, subnational coordination remains weak, the combined health and nutrition coordination platforms not meeting regularly, with only a weak link between the national and subnational levels.
| Advocacy Survey | |
| Country Advocacy Strategy developed | 0 |
| Link to document | |
| Advocacy activities included in annual work plan | 1 |
| Specific WG leading advocacy work established | 1 |
| Preparedness | |
| Contingency plan or ERP plan developed/updated | 0 |
| Link to document | |
| Intersectoral Collaboration (ISC) | |
| Intersectoral projects currently under implementation | 1 |
| Clusters engaged | |
| 3 | |